
QUI ETAIT CHANGARNIER ?
Peu d’entre nous connaissent la vie de l’homme qui a donné son nom à ce quartier militaire, aujourd’hui site du Collège Militaire d’Autun.
NICOLAS-ANNE-THÉODULE CHANGARNIER est né à Autun, le 26 avril 1793. Ses parents appartenaient à la bourgeoisie autunoise. Il débuta sa carrière militaire en 1815, lorsqu’il entra, comme lieutenant, aux Gardes du Corps de roi.
Une étape importante : L’ALGERIE
Nicolas Changarnier participa à la conquête française de l’Algérie : il débarqua en 1830, avec le grade de capitaine. De nombreux faits d’armes le conduisirent vers les sommets de la hiérarchie militaire : il fut notamment nommé général de division en 1843. Couronnement de cette ascension, en 1848, on lui confia le poste de gouverneur-général de l’Algérie.
En 1851, royaliste, il fut condamné à l’exil, après le coup d’Etat de Napoléon III. Rentré en 1859, il servit durant la guerre de 1870 contre la Prusse. Mais, Napoléon III, toujours méfiant à son égard, ne lui confia qu’un commandement subalterne.
La carrière politique
Après la défaite, il fut élu à l’Assemblée nationale, où il constitua un petit groupe de députés royalistes. Il termina sa carrière politique en étant élu sénateur inamovible par l’Assemblée nationale en 1875.
Retraité avec le grade de général de division, le 4 août 1852, il était, en outre, depuis le 5 avril 1849, grand officier de la Légion d’honneur. Il succomba, en février 1877, à une attaque d’apoplexie séreuse. Ses obsèques furent célébrées aux Invalides.
Mickaël MIRABEL
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