Une fenêtre sur les métiers de l’audiovisuel et du cinéma

La filière L au Lycée Militaire d’Autun : une fenêtre sur les métiers de l’audiovisuel et du cinéma

Inscrites au dispositif « Lycéens au cinéma », les classes de première et de terminale L voient au cours de l’année scolaire trois films projetés au cinéma d’Autun. Ces œuvres sont sélectionnées par le rectorat de Dijon et font l’objet de séances d’analyses qui apprennent aux élèves à lire un film et leur permettent de se forger une culture cinématographique solide.
Ces séances sont parfois suivies d’actions complémentaires, orchestrées par des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel.
Ainsi mercredi 2 décembre, les élèves ont pu participer à un atelier sur le bruitage et le doublage au cinéma, animé par M. Jean-Carl Feldis, compositeur et interprète diplômé du Centre d’Information Musicale de Paris.
Les élèves ont tout d’abord découvert les techniques du doublage à travers des exercices qui leur permettaient également de s’initier au jeu théâtral et de découvrir tout le potentiel de leur voix.

M. Jean-Carl Feldis a ensuite dévoilé ses meilleures astuces de bruitage.

Contre toute attente, il est apparu qu’à notre époque où les ordinateurs sont omniprésents, les méthodes les plus artisanales restaient les meilleures pour coller parfaitement aux images et donner une couleur sonore plus riche au film.
Avec deux entonnoirs et des bandes magnétiques de cassettes audio, M. Jean-Carl Feldis nous a donné l’illusion parfaite d’une balade à cheval en forêt. Plus qu’un simple travail de technicien, le bruitage s’est révélé être un art à part entière : le bruiteur utilise sa sensibilité, sa personnalité pour créer une ambiance et nous faire ressentir des émotions. Les bruits ne font pas qu’accompagner l’image : ils s’associent à elle pour nous emporter dans l’univers du film. Il suffit d’ailleurs de modifier l’accompagnement sonore pour que l’image prenne un tout autre sens. Les élèves en ont fait l’expérience en sonorisant un extrait du film muet L’Opérateur d’Edward Sedgwick et Buster Keaton de 1928.

Avec quelques sacs en plastique, on arrive à créer une pluie fine…

Et avec un peu d’imagination, une scène sentimentale devient comique…

Merci à M. Jean-Carl Feldis pour sa gentillesse et la passion avec laquelle il nous a fait découvrir son métier.
Merci aux élèves pour leur invetissement et leur grande, très grande, imagination…


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