La CPES découvre Autun.
12 septembre 2018


Le 12 septembre 2018, les élèves de la classe de CPES du Lycée Militaire d’Autun, qui ont décidé de s’appeler « Koufra », puisqu’il s’agit de la XIe année d’existence de ce dispositif (une nouvelle lettre de l’alphabet chaque année), ont inauguré leur programme culturel et pédagogique par la découverte d’une partie du patrimoine d’Autun. Accompagnée de leur assistante d’éducation, Diana Jondot, les élèves sont d’abord allés à la pierre de Couhard, afin d’effectuer une lecture du paysage autunois depuis les temps géologiques. Ce fut l’occasion de rappeler que le bassin d’Autun, par sa forme caractéristique, par les roches qui le composent, a donné son nom à un étage géologique du Permien (l’Autunien), au sommet de l’ère primaire. Ils se sont ensuite rendus à proximité du moulin de Montjeu pour admirer le panorama en direction de la cathédrale Saint-Lazare et apprendre à en reconnaître les multiples aménagements successifs. Dans les hauts quartiers, la découverte de plusieurs représentations de Sainte Barbe a été pour l’Adjudant Gregory, artilleur, l’occasion de rappeler l’histoire de celle-ci. Ensuite, au Muséum d’histoire naturelle d’Autun, les réserves ont été présentées par Jean-Luc Jondeau, ancien ornithologue du muséum. Après avoir expliqué les missions de conservation des échantillons naturalisés, leur intérêt dans l’histoire des sciences, mais aussi dans la connaissance de l’évolution de la biodiversité, il a repris une habitude solidement ancrée dans l’histoire de cette classe, celle de la laisser choisir un rapace qui deviendrait son emblème. Après le Pygargue à tête blanche l’an passé, c’est au tour du Gypaète barbu d’avoir été retenu. A défaut d’être particulièrement esthétique, il se singularise tout de même par son envergure et une habilité dont la classe saura se souvenir au moment d’affronter des enjeux scolaires plus redoutables. Sous la conduite d’Anne Jondeau, les périodes et animaux préhistoriques ont fait l’objet d’une présentation détaillée, avant que la CPES ne prenne la direction des salles consacrées aux industries extractives locales, centrées en particulier sur la houille, le schiste bitumineux, mais aussi les anciennes mines d’uranium desquelles était extrait un minéral chatoyant, l’autunite. Cette sortie marque le début d’un cycle puisque la classe aura d’autres occasions de découvrir le passé glorieux de la cité éduenne et notamment, dans un avenir proche, le quartier épiscopal.