Une année d’activités culturelles au sein de la Classe de CPES du Lycée Militaire d’Autun :

Au Lycée Militaire d’Autun, comme partout, la crise sanitaire a affecté le déroulement de l’année scolaire et a eu comme conséquence d’amputer le programme culturel et pédagogique de la Classe Préparatoire à l’Enseignement Supérieur (CPES), de certaines de ses sorties les plus marquantes. S’il a fallu abandonner tout espoir de pouvoir découvrir Paris, la Franche-Comté et d’autres sites plus proches, la classe a tout de même pu bénéficier d’un programme dense, avant de devoir poursuivre son année sous la forme de la continuité pédagogique à distance. Revenons sur ces moments, riches en connaissances nouvelles, qui ont forgé le caractère si particulier du groupe, mais lui ont aussi permis de découvrir des musées, des sites remarquables, d’assister à des concerts de musique classique et des pièces de théâtre. 

Le début d’année commence toujours par la découverte d’Autun, la vieille cité éduenne. Son l’histoire débute il y a plus de 2000 ans. Par conséquent, elle présente de nombreux vestiges passionnants et spectaculaires de la période antique et de l’époque médiévale. Accompagnée de son chef de section, l’Adjudant Grégory, de son professeur principal, le Docteur Jean-Philippe et de Cyril, son assistant d’éducation, la CPES a donc eu la possibilité de découvrir le Musée Rolin, les remparts gallo-remparts, la tour des Ursulines, ainsi que la cathédrale Saint-Lazare et ses chapiteaux, témoignages de ces strates et périodes qui ont marqué l’histoire de la ville. 

Au musée Rolin, la classe a découvert la fameuse Ève couchée, fragment d’un ancien tympan roman, détruit à la veille de la Révolution, ainsi que le tableau présentant la prise de la Tour Malakoff, à Sébastopol, en 1855, au moment de la guerre de Crimée, par le futur Maréchal Mac-Mahon ; ce dernier étant le parrain de la Corniche du LMA. 

La découverte de la friche industrielle des Télots a dû être remise à des jours meilleurs, mais la classe a tout de même pu découvrir ce site original, spécialisé dans la production de carburants de remplacement pendant la première partie du XXe siècle, en visitant le muséum d’histoire naturelle d’Autun. C’est aussi un moment fort dans l’histoire de la classe, celui de se donner un nom et de s’attribuer un rapace emblématique. En suivant l’alphabet depuis l’origine de ce dispositif, en priorité destiné à des élèves méritants, boursiers du supérieur, nous arrivons à la lettre L. Comme le bicentenaire de la mort de l’Empereur se rapproche à grands pas, la classe a choisi de se donner de nom de Ligny, en souvenir d’une victoire de Napoléon, la dernière, contre les Prussiens, le 16 juin 1815. C’est un nouvel épisode glorieux de l’histoire de France qui est ainsi rappelé, après l’appellation Koufra de la classe précédente. Quant à l’oiseau, le muséum d’Autun possède une des plus belles collections ornithologiques de France et c’est bien sûr un aigle impérial qui a été adopté pour représenter la classe. 

Au cours des semaines qui ont suivi, tout en respectant le cadre scolaire, les cours, les devoirs surveillés et les interrogations orales, la CPES a continuité son parcours culturel, en s’éloignant progressivement de ses bases. Comme son programme d’histoire est essentiellement centré sur la découverte de la société française au XIXe siècle, elle a pu visiter la ville du Creusot, avant de se retrouver au pied du fameux Marteau Pilon qui a fait la gloire de l’usine sidérurgique locale et des établissements Schneider lors de l’Exposition universelle de 1878. La même approche a prévalu au moment de prendre connaissance des grands bouleversements sociaux, avec la visite de l’ancienne mine de charbon de La Machine, dans la Nièvre, qui, elle aussi, appartenait à la famille Schneider. Les élèves ont eu la possibilité de cheminer au sein de reconstitutions d’anciens travaux miniers mais aussi de visiter de vieux bâtiments industriels à l’abandon. 

Lyon et Dijon ont permis de revenir à une approche plus classique de la culture, avec la visite des principaux musées de ces villes. L’année a été aussi jalonnée de beaux moments de cohésion. Certes, le programme prévu est loin d’avoir pu être mené à son terme, mais le remarquable esprit qui a caractérisé la classe de CPES au cours de cette année puise en partie son origine dans les activités culturelles multiples dont la classe a pu, malgré les malheurs des temps, bénéficier.